Chers lecteurs,
Cette année j’ai beaucoup appris sur un sujet auquel je ne prêtais pas tant attention : mon alimentation. Et j’ai notamment découvert ma sensibilité au gluten et au lactose, qui a soulevé mille questions dont une : comment trouver des substituts aux aliments qui composent la base de notre alimentation ? On en parle dans cet article.
Bonne lecture.
Vivre avec une (ou plusieurs) intolérances alimentaires
Alors c’est quoi, une intolérance ?
Elle peut provoquer des troubles digestifs comme des maux de ventre, des nausées, des vomissements, des ballonnements, de l’eczéma, des maux de tête, des sueurs froides ou une sensation de mal-être. Ces symptômes disparaissent généralement dans les heures ou dans les jours qui suivent l’éviction totale de l’aliment problématique pour le corps. Vous trouverez plus d’informations sur le sujet dans cet article.
Pour ma part, je ne consommais quasiment que du gluten et du lactose du matin au soir. J’avais plusieurs symptômes que mon corps m’envoyait et qui auraient pu me mettre la puce à l’oreille sur une possible sensibilité ou intolérance, mais le fait est que je n’avais aucune connaissance sur le sujet.
Bon à savoir : Dans mon cas, c’est lors d’un échange avec l’allergologue qui me suit que l’intolérance à ces deux allergènes a été évoquée.
Modifier ses repas et trouver des substituts
Devoir vivre avec une intolérance, surtout lorsqu’elle implique un produit largement consommé, cela nécessite de trouver des substituts adaptés. On peut par exemple remplacer le lait de vache par du lait de coco, remplacer les pâtes par des nouilles chinoises, remplacer la farine de blé par de la farine de riz… Les options sont plus nombreuses que ce que l’on pourrait imaginer. Il faut juste tester plusieurs choses jusqu’à trouver ce que l’on aime et adapter ses recettes en fonction.
Bon à savoir : Si vous vous demandez comment passer au sans gluten, cet article vous donne 5 étapes pour modifier votre alimentation petit à petit.
Revisiter toutes ses recettes
Quand on m’a détecté un trouble de l’oralité, j’ai commencé à me confectionner un livre de recettes. J’avais déjà cette envie de cuisiner davantage et je l’ai donc complètement revisité avec des produits sans gluten et sans lactose. Comme je ne suis pas une bonne cuisinière, je préfère vous conseiller quelques blogs sur lesquels vous trouverez quelques idées — la plupart sont en anglais :
Trouver des adresses adaptées à son régime alimentaire
Finalement, ce sont des conseils qui sont facilement adaptables au quotidien et que l’on peut maîtriser. Ce qui est le plus difficile, je trouve, c’est de trouver des adresses qui proposent des produits sans allergènes et des restaurants qui acceptent d’adapter leurs plats au besoin.
Pour vous aider (et parce que ça m’aide beaucoup au quotidien aussi), j’ai créé une carte de bonnes adresses pour les intolérants au gluten, au lactose et aux autres allergènes. Vous y trouverez des adresses en France et en Europe. Si vous souhaitez l’enrichir, n’hésitez pas à m’envoyer un message ou à laisser l’adresse en commentaire. Plus on est nombreux à participer, plus vite la carte se remplira !
A noter : les restaurants vegan sont généralement une valeur sûre !
Demander la liste des 14 allergènes à déclaration obligatoire
Le code de la consommation définit à ce jour une liste de 14 allergènes à déclaration obligatoire qui est régulièrement mise à jour pour prendre en compte les avancées scientifiques. Chaque établissement proposant des repas à consommer sur place est tenu de mettre la liste des allergènes présents dans leurs produits à disposition du public. Vous pouvez donc la demander lorsque vous déjeunez ou dînez à l’extérieur.
Cette liste contient à ce jour : les céréales contenant du gluten, les crustacés, les œufs, les arachides, les poissons, le soja, le lait et lactose, les fruits à coques, le céleri, la moutarde, les graines de sésame, le lupin, l’anhydride sulfureux et les sulfites, les mollusques.
A noter : tous les restaurateurs ne sont pas toujours ouverts à cette notion et à la volonté de modifier leurs plats. Attendez-vous à avoir des remarques pas toujours positives… mais ne baissez pas les bras. Certains pays sont aussi plus avancés sur le sujet.
Et quand on mange à l’extérieur, c’est compliqué ?
Quand on est dans l’une de ces situations, les déjeuners entre collègues ou les repas de famille peuvent vite être difficiles à vivre. On regarde en cachette le menu avant de prendre une décision, on prétexte un empêchement pour ne pas se mettre dans une situation délicate si celui-ci ne nous convient pas… L’évitement est souvent le choix le plus simple. Mais si l’on souhaite pouvoir avancer, cela implique bien souvent de faire deux efforts.
Assumer sa différence
Il n’est pas toujours facile d’expliquer les raisons qui nous poussent à refuser des invitations dès que cela concerne l’alimentation. Et quand on ose demander une adaptation du menu, cela peut être vécu comme une honte. Alors bien souvent on ne dit rien, pour éviter les jugements et les critiques. Pourtant, c’est bien en assumant notre différence et en affirmant nos convictions que les gens que l’on côtoie pourront nous comprendre et s’adapter. D’ailleurs, plus cette différence sera connue, plus il sera facile de trouver des solutions.
S’adapter aux autres
Avec le temps et lorsque l’on arrive à bien se connaître, on arrive plus facilement à trouver des alternatives. Mais il ne faut pas oublier que c’est aussi en prenant le temps de s’adapter aux autres, qu’ils pourront s’adapter à nous en retour. Patience, bienveillance et communication sont les maîtres mots. Et puis en général, chaque bon hôte ou restaurateur s’adapte volontiers aux goûts et aux allergies d’un invité, par politesse ou par professionnalisme.
Un impact sur le choix de ses voyages
Une intolérance peut aussi se répercuter sur le choix d’une destination de voyage. Qui n’a jamais hésité à partir dans un pays car la gastronomie est éloignée de celle que nous connaissons ? Mais pour éviter de se priver, voici quelques conseils qui pourront vous aider :
- La première chose que l’on peut faire, c’est chercher des adresses en amont et les lister. Ça a un côté rassurant de savoir où l’on peut manger sans se poser de questions. Sur Posetavalise, on essaie de vous partager nos adresses sans gluten et sans lactose, par exemple. Vous pouvez aussi jeter un coup d’œil sur Tripadvisor ou sur Google Maps. Vous ne serez pas démunis une fois sur place, surtout si les menus sont écrits dans une autre langue.
- On peut aussi prévoir une boîte de snacks dans sa valise au cas où. On peut d’ailleurs faire de même pour un enfant qui part en voyage scolaire. Cela le rassurera.
Êtes-vous intolérant à un aliment en particulier ?
Quelles sont vos astuces au quotidien ?

Angélina et Virginie vous partagent leurs voyages et leurs bonnes adresses en France et à l’étranger. Suivez le guide !
